



Jeudi dernier, le Président de la République a annoncé le montant de la « Taxe Carbone » fixé à 17 euros par tonne de dioxyde de carbone rejeté à compter du 1er janvier 2010. Censée être neutre, cette taxe doit être entièrement compensée par un « Chèque vert » versé dès le début 2010 aux ménages. Seulement tel ne sera pas le cas pour les entreprises …
Une enquête menée auprès de ses adhérents les plus consommateurs de carburant a permis à la CGPME de Côte-d’Or d’établir que cette taxe était perçue par les dirigeants de PME comme un impôt direct supplémentaire.
Cette « Contribution Climat Energie » se veut compensée par une éventuelle suppression de la taxe professionnelle, mesure soit disant destinée à alléger la fiscalité des entreprises, mais qu’en est-il ? De plus, elle ne pourra, dans le contexte économique actuel, être répercutée par les professionnels sur leurs clients et aura donc des conséquences directes sur l’investissement et le maintien ou la création d’emploi.
Pour Patrice Tapie, Président de la CGPME Côte-d’Or, les dons d’ordre ayant chuté depuis un an, les chefs d’entreprise ne pourront tolérer que la marge bénéficiaire de leur activité soit encore diminuée. Aucune véritable solution alternative à la consommation de carburant ne leur est offerte, alors que cette mesure se prétend incitative. En effet, les carburants alternatifs posent dans la pratique des problèmes d’approvisionnement ou un investissement bien trop lourd.
Si les enjeux environnementaux sont indéniables dans ce dossier, la CGPME est mobilisée sur les modalités d’application de cette mesure, en exigeant que la commission mise en place pour vérifier la compensation intégrale aux ménages soit ouverte aux entreprises.